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October 10 Atelier de Bayonne 1490
Dimanche, à la Maison pour tous, lors de la journée « portes ouvertes » du club Côte Basque philatélique et numismatique, il se tenait derrière un stand où les monnaies voisinaient avec les billets de banque et les cartes postales du début du siècle dernier. Président, depuis 1977, de la section numismatique, Bernard Dulucq n'allait pour rien au monde manquer cette journée d'exposition. Si certains collectionnent les timbres, lui a la passion des monnaies. « La monnaie, rappelle-t-il, est plus ancienne que le timbre qui ne date que de 1850. Il est vrai qu'avant le timbre il existait des cachets. » Les monnaies étrangères (russes, tunisiennes, vénézuéliennes...) et les billets placés devant lui, Bernard Dulucq ne cherchait pas à en exagérer l'importance. « Les monnaies ont toujours une valeur métallique, mais les billets, quand ils sont retirés de la circulation, ils n'ont plus aucune valeur. » En revanche, ce dont il était très fier, c'était l'ensemble de panneaux consacrés à la monnaie de Bayonne, sa ville natale. Sur le sujet, il est intarissable. « Le premier hôtel des monnaies date de 1490, quarante ans avant que Bayonne ne redevienne française. Avec Bordeaux c'était un port très important, générant une activité commerciale, donc l'apport de monnaies étrangères. Elles étaient en or et argent et il fallait les transformer en monnaies françaises en passant par Bordeaux où existait un hôtel de la monnaie. Pour éviter d'aller à Bordeaux, les Bayonnais ont demandé qu'il y ait, chez eux, un atelier monétaire. » Leur requête a été acceptée par le pouvoir royal, et c'est ainsi que, de 1490 jusqu'à 1834, c'est-à-dire sous Louis-Philippe, Bayonne a frappé monnaie. « C'était un des ateliers monétaires les plus importants de France après Paris, souligne le collectionneur. On y frappait de la monnaie en or, en argent à bas-titre en bronze, en cuivre. » Atelier à Bayonne. L'atelier monétaire bayonnais se trouvait d'abord rue Orbe, apprend-on de la bouche de l'érudit collectionneur. « Mais sous Louis XIII l'écu en or est devenu une pièce d'argent. On ne pouvait plus le fabriquer avec l'ancien système, c'est-à-dire la frappe au marteau. Il a fallu s'équiper de balancier et l'atelier, pour avoir davantage d'espace, a dû déménager et s'est installé dans ce qu'on appelle toujours aujourd'hui l'Îlot de la monnaie. » Îlot occupé par la Caisse d'Epargne, laquelle devrait être remplacée par un immeuble qui ne fait pas l'unanimité... L'atelier monétaire a continué à fonctionner jusqu'en 1834, année où la plupart ont été centralisés à Paris. Ce sont essentiellement des quart d'écus, datant de Henri III, Henri IV, Louis XIII, Louis XIV, qui étaient présentés à la Maison pour tous à l'abri dune vitrine. Tous fabriqués à Bayonne, bien sûr, jusqu'en 1649, date à laquelle leur fabrication a été arrêtée. Sur Louis XIV, le club dispose d'une dizaine de portraits différents. Sur les panneaux on trouvait aussi l'histoire de la monnaie bayonnaise, des extraits du livre de Foltzer, un ancien imprimeur et érudit bayonnais, sur les ateliers monétaires, ouvrage qui fait toujours référence, un répertoire de la corporation des monnayeurs, le catalogue de toutes les monnaies en circulation en 1577, lors de la création du quart d'écu, et bien d'autres documents précieux, intéressant les numismates mais aussi les amateurs d'histoire locale. Si Bernard Dulucq s'intéresse ainsi aux monnaies, ce n'est pas tout à fait un hasard. Il a fait une carrière d'employé de banque, spécialisé dans la monnaie d'or. « À la retraite, confie-t-il, je ne voulais plus en entendre parler. » Mais il n'a pas tenu parole ! Auteur : Emmanuel Planes October 08 Trésor de LUZENCYLuzencyCe trésor était caché dans une souche d’arbreGeorges Blond LUZANCY. Ces 183 deniers carolingiens étaient cachés dans une souche. Une belle surprise pour les propriétaires du terrain. | 08.10.2008, 07h00
FERMEZ les yeux et laissez courir votre imagination. Vous nettoyez le bois qui se trouve au fond de votre terrain, vous vous échinez sur une vieille souche, sur des racines. La bêche ramène quelques pierres meulières, quelques morceaux de ferraille… et des pièces de monnaie. Des pièces qui, visiblement, attendent là depuis des siècles de retrouver la lumière.
Cette aventure est survenue en février dernier à un quadragénaire de Luzancy et à son fils de 18 ans. C’est l’adolescent qui est tombé sur le magot que tous les spécialistes de la numismatique nomment déjà le trésor de Luzancy. La vente aux enchères peut rapporter 50 000 € A force de remuer le sol, le père et le fils ont ramené 183 pièces qui dormaient sous la terre depuis mille deux cents ans. Après un rapide nettoyage et une recherche sur Internet, les pièces furent reconnues par les inventeurs comme des deniers datant de Louis le Pieux (vers 865), fils de Charlemagne. Remis de leur surprise et de l’excitation provoquée par une telle découverte, le duo de chanceux s’est rapidement rapproché d’un numismate professionnel parisien reconnu. « Je leur ai conseillé de suivre la filière légale classique, explique Stéphan Sombart, chez iNumis. Déclaration auprès du Cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale de France et de la Drac (Direction régionale des affaires culturelles) . Ensuite, nous avons réalisé un inventaire scientifique en vue d’une vente aux enchères. » Elle se déroulera vendredi à la salle des ventes de Drouot à Paris. La majorité des deniers sont assez connus. Mais il y a une rareté dans le lot. « C’est une obole de Pépin I e r d’Aquitaine, petit-fils de Charlemagne, frappée à Cahors en 840, précise Stéphan Sombart. A ce jour, il n’y en avait qu’une seule de connue, découverte en 1890. Celle de Luzancy est la seconde. Elle pourrait atteindre 2 000 €. D’autant plus facilement que nous avons déjà été contactés par un conseiller du British Museum. » Raisonnablement, la vente devrait rapporter autour des 50 000 € aux découvreurs qui sont, à la fois, les propriétaires du terrain. Le Parisien October 02 derniére pièce canada 2008La Monnaie royale canadienne lance les derniers produits de 2008
Les séries, dont les pièces sur l'astrologie chinoise, les effigies royales, la monnaie de carte et les flocons de cristal, s'enrichissent tandis que de nouvelles pièces et articles-cadeaux de la LNH(C) joignent l'équipe OTTAWA, le 1er oct. /CNW Telbec/ - La Monnaie royale canadienne a émis
aujourd'hui sa quatrième et dernière série de pièces de collection et d'articles-cadeaux pour 2008. Parmi cette gamme impressionnante, on retrouve : des pièces en or et en argent célébrant l'année du Boeuf, de nouvelles pièces en or et en argent de la série Masques de la lune, une pièce de 15 $ en argent frappée en relief très prononcé à l'effigie du roi George V (de la série des vignettes sur les effigies royales), une nouvelle pièce Chants des fêtes en argent pur à 99,99%, ainsi que des souvenirs novateurs qui rendent hommage à nos chères équipes canadiennes de la LNH(C) en mettant en vedette les chandails des équipes, des logos avec image double et des masques de gardiens de but. Le grand public peux acheter ces nouveaux produits dès aujourd'hui. "Alors que l'année de son centenaire se poursuit, la Monnaie royale canadienne est fière d'émettre de nouveaux produits témoignant de la créativité, de la qualité et de l'esprit novateur qui font la réputation de notre Monnaie nationale depuis 1908", a déclaré le président de la Monnaie royale canadienne monsieur Ian E. Bennett. "De nombreux choix ravissants s'offrent aux collectionneurs et à ceux et celles qui aiment offrir des cadeaux parmi les pièces de collection et les articles-cadeaux proposés juste à temps pour les fêtes et la saison de hockey." Voici l'essentiel de la toute dernière gamme de produits de la Monnaie : PIECE HOLOGRAPHIQUE EN OR ET PIECE EN ARGENT AVEC CAMEE DE LA SERIE SUR
L'ASTROLOGIE CHINOISE MILLESIMEES 2009 - ANNEE DU BOEUF Fidèle à sa tradition, la Monnaie continue de célébrer l'astrologie
chinoise en lançant des pièces commémoratives en or et en argent pour souligner fièrement l'année du Boeuf en 2009. Les deux pièces de l'année du Boeuf sont l'oeuvre de l'artiste canadien Harvey Chan. La pièce sur l'astrologie chinoise avec camée, de valeur nominale de 15 $, est en argent sterling. Il s'agit de la dernière de la série de 12 pièces lancée en 1998. Elle est de forme octogonale et présente un camée à l'image stylisée d'un boeuf, plaqué or et entouré des 12 animaux de l'astrologie chinoise. Cette pièce est la seule pièce du millésime 2009 à arborer l'ancienne effigie de Sa Majesté la reine Elizabeth II, effigie qui a orné les pièces de monnaie canadiennes de 1990 à 2003. Cette pièce au tirage mondial limité à 48 888 exemplaires est offerte au prix de 88,88 $CAN. La pièce holographique en or 18 carats sur le thème de l'astrologie chinoise est la dixième de la série éponyme lancée en 2000. Créée à l'aide de la technologie holographique mise au point par la MRC et réputée mondialement, elle arbore la plus récente effigie de Sa Majesté sur champ de qualité épreuve numismatique. Cette pièce, dont le tirage est d'à peine 4 888 exemplaires, est disponible au prix de 538,88 $CAN. PIECES EN OR DE 300 $ ET EN ARGENT DE 20 $ MILLESIMEES 2009 - MASQUE DE
LA LUNE L'artiste Jody Broomfield du peuple salish du littoral de la Première
nation Squamish en Colombie-Britannique a conçu une nouvelle pièce des plus ravissantes de la série Masques de la lune lancée en 2008. Le revers de l'étonnante pièce en or 14 carats Masque de la lune 2009, qui représente un masque en cèdre rouge ciselé à la main, est rehaussé d'un dynamique effet émaillé rouge et noir. Cette pièce symbolise le profond attachement spirituel des peuples des Premières nations à la lune, fréquemment représenté par leurs masques cérémoniaux. Tirée à seulement 1 200 exemplaires, cette pièce de 50 mm est offerte au prix de 1 723,95 $CAN. Une nouvelle pièce s'ajoute à cette série en 2009 : la version en argent de ce Masque de la lune, sur une pièce d'une valeur nominale de 20 $. Tirée à 10 000 exemplaires, cette pièce en argent pur à 99,99 % est disponible au prix de 69,95 $CAN. VIGNETTES 2008 DE LA SERIE SUR LES EFFIGIES ROYALES DE 15 $ EN ARGENT
STERLING - LE ROI GEORGE V L'effigie du roi George V, souverain du Canada de 1910 à 1936, orne la
troisième pièce de la série des pièces en argent frappées en relief très prononcé avec effigies royales sur l'avers et le revers. Les prochaines pièces de cette série de cinq pièces à double effigie seront ornées de l'effigie du roi George VI et de la reine Elizabeth II (en 2009). Tous ces motifs ont reçu l'approbation de Sa Majesté la reine Elizabeth II. D'une valeur nominale de 15 $, l'effigie du roi George V, au fini mat visuellement impressionnant, est frappée sur un champ de qualité "épreuve". Cette pièce doit son allure extraordinaire à quatre frappes individuelles et de multiples polissages à la main. Tirée à 10 000 exemplaires, cette pièce est offerte au prix de 99,95 $CAN. SERIE MONNAIE DE CARTE DE 15 $ MILLESIMEE 2008 - REINE DE PIQUE
Un tout autre monarque figure sur cette deuxième pièce de la nouvelle
série de pièces en argent Monnaie de carte de la Monnaie royale canadienne. La Reine de pique de 15 $ évoque une période peu banale des débuts de l'histoire du Canada alors que le gouverneur de la Nouvelle-France remédie à une pénurie de monnaie en récupérant toutes les cartes à jouer de la colonie pour y apposer sa signature et les remettre ensuite en circulation comme monnaie. La Monnaie ravive cette forme unique de monnaie avec une exquise pièce rectangulaire et colorée en argent, dont la tranche est plaquée or, qui a été conçue à partir d'une oeuvre d'art précieusement conservée par Bibliothèque et Archives Canada. Le tirage de cette pièce finement ciselée, qui ravira tant les collectionneurs que les joueurs de carte passionnés, est limité à 25 000 exemplaires. Cette pièce est disponible au prix de 89,95 $CAN. PIECE DE 20 $ EN ARGENT STERLING MILLESIMEE 2008 - FLOCON DE CRISTAL
SAPHIR ET AMETHYSTE Dans la foulée du succès de sa série novatrice Flocon de cristal, la MRC
est fière de présenter deux nouvelles pièces en argent arborant des flocons de neige délicatement serties d'éléments cristallisés Swarovski (CRYSTALLIZED(TM) - Swarovski Elements). Arborant en leur centre un cristal clair entouré de cristaux de couleur saphir ou améthyste, ces reproductions sophistiquées de dendrites de glace hexagonales sont les oeuvres de Konrad Wachelko, graveur à la MRC. Le tirage combiné de ces pièces en argent s'établit à 15 000 exemplaires, et elle sont chacune offertes au prix de 94,95 $CAN. PIECE DE 20 $ EN ARGENT PUR MILLESIMEE 2008 - CHANTS DES FETES
Une autre tradition canadienne du temps des fêtes est gravée sur une
pièce de 20 $ en argent pur à 99,99 %, millésimée 2008 et au fini épreuve numismatique. Illustrée de quatre chanteurs en tenue victorienne, cette scène iconique est l'oeuvre de l'artiste ontarien Tony Bianco. Cette pièce finement ciselée, dont le tirage mondial est limité à 10 000 exemplaires, est disponible au prix de 69,95 $CAN. PIECE DE 50 CENTS MILLESIMEE 2008 - BONHOMME DE NEIGE DU TEMPS DES FETES
Pour célébrer les fêtes de fin d'année 2008, la Monnaie présente une
nouvelle pièce lenticulaire arborant un bonhomme de neige en mouvement. Cette image captivante est illustrée sur une grande pièce de 50 cents plaquée laiton, dont l'application lenticulaire est entourée d'un anneau externe au fini brillant. Cette charmante pièce est certaine de ravir, qu'on l'ajoute à une collection numismatique ou qu'on la retrouve dans un bas de Noel. L'avers de la pièce offre un fini spécimen. Ce nouvel ajout à la série de pièces lenticulaires de la Monnaie sur le temps des Fêtes est offert au prix de 25,95 $CAN. SOUVENIRS ORNEMENTAUX 2008 - SCENES HIVERNALES CANADIENNES
TRADITIONNELLES Trois scènes hivernales canadiennes traditionnelles ornent les nouveaux
souvenirs ornementaux plaqués en or 10 carats offerts par la Monnaie. Chaque souvenir, qui peut servir de décoration de sapin, a été conçu par Susan Taylor, sculptrice récompensée par de multiples prix et graveuse principale de la Monnaie royale canadienne. Les souvenirs ornementaux "Une promenade hivernale en traîneau", "Nanuk, le roi de la banquise" et "Des rêves de glace et de hockey" sont présentés avec goût dans une pochette souvenir colorée. L'ensemble de trois souvenirs ornementaux est disponible au prix de 29,95 $CAN. PIECES ET ARTICLES-CADEAUX DE LA LNH(C) 2009
Tandis que les Canadiens et Canadiennes attendaient avec impatience le
début d'une nouvelle saison de la LNH(C), la Monnaie en a profité pour créer des pièces et des articles-cadeaux imaginatifs pour les partisans des équipes de la LNH(C) au Canada. La saison 2008-2009 promet d'être aussi excitante sur la glace qu'à l'extérieur de la glace avec le lancement, par la Monnaie, d'ensembles de pièces de monnaie sur le thème des équipes, de rondelles serties d'une pièce de monnaie, d'ensembles de mini-bâton et mini-rondelle avec des dollars édition spéciale ainsi que de pièces Masque de gardien de but en argent sterling. La Monnaie offre six ensembles de pièces des équipes canadiennes de la LNH(C), de quoi plaire aux partisans de chaque équipe. Un dollar édition spéciale illustrant le chandail de l'équipe est accompagné de six autres pièces. Ces ensembles de pièces hors-circulation sont offerts dans une ravissante pochette souvenir où une section a été prévue à l'intérieur pour collectionner les autographes des joueurs. Chaque ensemble de pièces unique est offerte au prix de 24,95 $, jusqu'à épuisement des stocks. Les rondelles de hockey de la LNH(C) reviennent en jeu en 2008-2009. Cette année, les rondelles de hockey officielles de la LNH(C) sont serties d'un dollar édition limitée. Ce dollar présente une image double du logo de chaque équipe, grâce à une application lenticulaire. Il suffit de bouger la rondelle pour passer de l'ancien au nouveau logo. Chaque rondelle de hockey sertie de cette pièce est unique et elle est proposée au prix de 24,95 $, jusqu'à épuisement des stocks. Tirant profit de la grande popularité des mini-bâtons des équipes de hockey, la Monnaie a créé six ensembles de collection comprenant un dollar édition limitée inséré dans une mini-rondelle porte-clé accompagnée d'un mini-bâton de l'équipe. Ces ensembles de pièce et cadeau originaux, aux thèmes des six équipes canadiennes de la LNH(C) sont offerts au prix de 24,95 $, jusqu'à épuisement des stocks. L'alignement des produits de la LNH(C) de la Monnaie pour la saison 2008-2009 se termine par une série de nouvelles pièces en argent sterling colorées. Six pièces au fini épreuve numismatique arborant un masque de gardien de but au logo et couleurs de chaque équipe sont offertes au prix de 74,95 $CAN. Ces pièces, dont le tirage mondial est limité à 10 000 exemplaires, viendront enrichir les collections de pièces et de souvenirs sportifs à travers le Canada. On peut se procurer tous les produits de la Monnaie directement auprès de la Monnaie royale canadienne par téléphone en composant, au Canada, le 1 800 267-1871, aux Etats-Unis, le 1 800 268-6468, ou par Internet, à l'adresse www.monnaie.ca. Ces pièces sont également proposées par l'entremise du réseau global de marchands et de distributeurs de la Monnaie royale canadienne. A propos de la Monnaie royale canadienne
La Monnaie royale canadienne, qui fête son centième anniversaire en 2008,
est la société d'Etat responsable de la production et de la distribution des pièces de circulation canadiennes. Titulaire de l'accréditation ISO 9001-2000, la Monnaie est reconnue comme l'un des établissements monétaires les plus importants et les plus polyvalents au monde. Elle propose toute une gamme de produits spécialisés de très grande qualité et des services connexes à l'échelle internationale. Pour obtenir de plus amples renseignements au sujet de l'histoire de la Monnaie ou de ses produits et services, consultez le site Web à l'adresse www.monnaie.ca. LNH est une marque de commerce déposée, et l'emblème LNH est une marque
de commerce de la Ligue Nationale de Hockey. Tous les logotypes et toutes les marques de la LNH, ainsi que les logotypes et les marques des équipes de la LNH, appartiennent à la LNH et à ses équipes respectives. Tous droits réservés. Vous trouverez des photos et des détails sur les produits qui composent la plus récente collection de la Monnaie à l'adresse ftp://communications:RCM2007@ftp.monnaie.ca. September 13 nvlle pièces roumaines
Roumanie : nouvelles pièces de monnaies en or et argent
Bucarest, 30 mars/Rompres/ - La Banque nationale de Roumanie BNR mettra en circulation, depuis le 31 mars 2006, des pièces de monnaie en or, argent et tombac à l’occasion du 140e anniversaire de la création de l’Académie roumaine, informe jeudi la BNR.
La pièce d’or a une valeur nominale de 50 lei, forme ronde, titre 900/1000, qualité : proof, poids 31,103 grammes, diamètre de 21 mm et rebord lisse. La monnaie d’argent a une valeur nominale de 5 lei, forme ronde, titre : 999/1000, qualité : proof, poids 31,103 grammes, diamètre de 47 mm et rebord lisse. La monnaie de tombac a une valeur nominale de 1 leu, forme ronde, qualité : proof, poids de 23,5 grammes, diamètre de 37 mm et rebord lisse. Les dessins des côtés pile et face des monnaies sont communs pour toutes les trois variantes de métal. L’avers est divisé en deux secteurs. A gauche, sur un fonds mat, est reproduite l’image du Penseur de Hamangia, statuette néolithique en terre cuite, connue dans le monde entier, symbole de la pensée, comme élément commun, au fil des millénaires, de toutes les civilisations. La partie droite présente les armoiries de la Roumanie, l’année de l’émission (2006) et la valeur nominale. L’inscription de la Roumanie suit l’arc de cercle de la partie supérieure droite de la monnaie. Le revers est séparé lui aussi en deux secteurs, mat et luisant. Au centre se trouvent l’image de Minerve, Déesse de la Sagesse, l’emblème de l’Académie roumaine, encadrée des années anniversaires 1866 et 2006. Les inscriptions "Académie roumaine" et "140 ans de la création", séparées par des groupes de cinq perles, sont placées sur la circonférence de la monnaie. Les monnaies d’or, argent et tombac, emballées en capsules de méthacrylate transparent, seront accompagnées d’un certificat d’authenticité, rédigé en roumain et en anglais, signé par le Gouverneur de la Banque nationale de Roumanie et le Caissier central, ainsi que d’un dépliant de présentation de cette émission numismatique. Le tirage de l’émission est de 570 exemplaires, dont 35 monnaies d’or, 35 monnaies de tombac et 500 monnaies d’argent. Les prix de vente unitaires sont les suivants : 850 lei pour la monnaie d’or, 110 lei pour celle d’argent et 45 lei pour celle de tombac. Les monnaies d’or, d’argent et tombac, l’émission "140 ans de la création de l’Académie roumaine", sont mises en circulation sur le territoire de la Roumanie. [Rompres] September 11 ville de PéronneVille de PéronneMedias Libres, mercredi 10 septembre 2008 à 08:33 ::Art et culture :: Ville de Péronne :: L'une des plus belles collections numismatiques gauloises au monde enfin sur le net
C'est une première en France : la collection numismatique gauloise d'un Musée de France est entièrement mise en ligne sur internet et accessible à tous, amateurs et spécialistes. L’or gaulois du Musée Alfred-Danicourt mis à l’honneur pour les 25e Journées Européennes du Patrimoine A l’occasion des 25e Journées Européennes du Patrimoine des 20 et 21 septembre, la collection numismatique gauloise du musée de Péronne (Somme) sera particulièrement à l’honneur, localement et nationalement. En association avec la Direction des Musées de France, une exposition virtuelle sera présentée sur le site internet national des collections des Musées de France / Ministère de la Culture en parallèle avec la mise en ligne sur ce même site de la collection de monnaies gauloises du Musée Alfred-Danicourt. Cette exposition virtuelle sera le pendant d’une exposition traditionnelle celle-là, visible au Musée Alfred-Danicourt (hôtel de ville de Péronne), toutes deux baptisées Le Médailler gaulois d’Alfred Danicourt. En effet, le public ignore souvent que le Musée Alfred-Danicourt, musée municipal de la ville de Péronne depuis 1877, possède l’une des plus belles collections de monnaies gauloises du monde. Plus de 400 monnaies d’or, d’argent et de bronze (appelées médailles au 19e siècle) font revivre le souvenir des dizaines de tribus gauloises qui battaient monnaie avant la conquête de la Gaule par les armées romaines. Certains exemplaires péronnais sont même uniques, tel un superbe statère en or représentant le chef arverne Vercingétorix. L’exposition commune donnera les clefs de lecture essentielles pour comprendre le monnayage gaulois et s’initier à la numismatique ancienne. La numérisation et la mise en ligne sur internet de cette collection sont quant à elles l’aboutissement de plus de 200 heures de travail sur un an et d’une étroite collaboration entre le musée et le Service Joconde de la Direction des Musées de France. Ce projet entre dans le cadre des campagnes d’aide à la numérisation et à la valorisation des collections patrimoniales et culturelles soutenues par l’Etat (DRAC) et la Région Picardie. Son aboutissement augure un rayonnement international du médailler gaulois de Péronne qui sera aussi facilement consultable par un internaute picard que par un chercheur numismate à l’autre bout de la planète. Sur les quelques 1200 Musées de France, le Musée de Péronne est le premier à mettre en ligne une collection monétaire gauloise de réputation internationale et qui est très attendue des amateurs et des spécialistes. A partir du 20 septembre, pour trouver la collection sur internet, le plus simple sera de taper « joconde » sur un moteur de recherche puis de se laisser guider vers les musées participants ou les expositions virtuelles. Vous pouvez aussi venir simplement en mairie de Péronne jusqu’au Musée Alfred-Danicourt pour la découvrir en vitrine dans son intégralité. Pour en savoir plus: Musée Alfred-Danicourt September 09 associer détecteur et archéoPassionné par la peinture, les échecs, l'astronomie, la photo et l'histoire, Guy Decosterd est aussi un érudit en numismatique. Un beau jour, il décide d'acquérir un détecteur de métaux et commence sa prospection dans les lieux historiques de la commune. Au fil des années, les recherches s'avèrent fructueuses. L'équipement devient de plus en plus performant, avec un appareil qui donne les valeurs conductrices des métaux. Pendant près de sept années Guy Decosterd a fouillé et refouillé les sols, trouvant des quantités de pièces de monnaie allant de la période du haut empire romain (av. JC) jusqu'au XXe siècle. De nombreuses pièces italiennes Bronzes romains, sesterces, deniers, onces, as, pièces de cuivre période Louis XIII, double tournoi, monnaies royales Louis XIV, XV, XVI, an 6 et 8 de la révolution, Napoléon 1er, Napoléon trois, Marianne, Cérès, 1re, 2e, IIIe République, sont autant de petites merveilles qui ont résisté aux affres du temps. Beaucoup de pièces italiennes à l'effigie d'Emmanuel II (1860) laissent penser que de nombreux Italiens vivaient et travaillaient sur la commune, peut-être à la tuilière de Couan. Parmi ces pièces, aucune en or. Certaines sont très rares, malgré leur faible valeur faciale, et le chercheur d'en déduire la pauvreté des habitants dans les différentes époques. Tout ce trésor accumulé a été soigneusement nettoyé, identifié avec des ouvrages spécialisés, répertorié chronologiquement, protégé et exposé, avec d'autres objets métalliques découverts (clochettes, balles de mousquets, médailles pieuses, bagues, dés à coudre et divers ustensiles pour travaux manuels). Après des siècles d'enfouissement, ces trésors, grâce à la passion d'un homme, ouvrent une nouvelle page d'histoire de la commune à travers la numismatique. Savoir + En collaboration avec l'association Emporium et l'aide du Musée des arts et traditions populaires, l'exposition a lieu jusqu'au 14 septembre de 15 h à 20 h. L'entrée est libre. Guy Decosterd proposera une rencontre découverte le vendredi 12 septembre, à 20 h, sur le lieu de l'exposition, salle du Moulin, rue des Lauves. Giuli Bernard
Var-Matin September 04 5 euro FranceLes timbrés de numismatique étaient au rendez-vous. La Monnaie de Paris a mis hier en circulation la première pièce de 5 euros en argent et lancé une souscription pour une pièce de 100 euros en or. Editées en série limitée, elles sont commercialisées dans mille bureaux de poste, dont dix-neuf de la région. « Des gens attendaient ce matin devant la porte », rapporte un postier de la place de la Cathédrale. Les quinze bulletins de commande de pièces de 100 euros en or de son agence sont partis en deux heures. Reste maintenant à savoir si leurs acquéreurs ont fait une bonne affaire. « C'est imprévisible, a confié hier à 20 Minutes un numismate professionnel. Les pièces en or ont été tirées à quinze mille exemplaires, ce qui est beaucoup. Mais comme il y a du battage médiatique, on peut supposer que leur cote montera un peu sur le marché de l'occasion. » Seule certitude, leur valeur faciale équivaudra toujours à 100 euros.
September 02 pièces monnaies de PARISLa Monnaie de Paris met en circulation depuis lundi premier septembre une nouvelle pièce de 5 euros en argent. Suivront une pièce de 15 euros en argent, puis une pièce de 100 euros en or. L'avis de deux experts... (à lire: "Cela allie tradition et modernisation", par Olivier Fournier) Que pensez-vous de cette commercialisation des pièces de 5, 15 et 100 euros dites "de collection" par la Monnaie de Paris? Que vous inspire le retour du symbole de la semeuse sur les faces de ces pièces? Auparavant, les monnaies étaient la seule façon de voir l'idéologie en place dans un pays. Aujourd'hui, plus personne ne regarde les pièces! Ca ne possède plus du tout la même charge émotionnelle. C'est devenu au fil du temps un instrument de la vie économique... Pourtant si on remonte dans l'histoire, c'était également de la propagande, il y avait un sens chargé d'histoire. Il faut se rappeler que les photos n'existaient pas, quel était alors le meilleur moyen pour connaitre le visage de Louis XIV? Il suffisait de regarder l'une des faces de ses pièces. Pour résumer, on a donc assisté à une réduction du rôle de la monnaie. Quelle valeur ces pièces peuvent-elles atteindre sur le matche numismate? En dehors du collectionneur numismate, quel est l'intérêt d'avoir des pièces plutôt que des billets? Que penser du mode de distribution, par les bureaux de Poste, et de la quantité fabriquée? Ch.Josset interroge Madame Sabine Bourgey experte en numismatique August 01 pièce de 1 million de $La Monnaie royale canadienne exposait aujourd'hui, dans le cadre de la convention de l'Association canadienne de numismatique à Ottawa, une pièce de monnaie très rare. Cette pièce en or d'une valeur nominale d'un million de dollars est la plus grosse, la plus pure et la plus dispendieuse au monde. Ce bijou de plus de 100 kilogrammes est fait d'or pur à plus de 99 %. Avec la montée du prix de l'or, sa valeur est estimée à trois millions et demi de dollars américains. Selon le livre des records Guiness, il s'agit de la pièce la plus imposante au monde. 3ème série 2008 canadaLa Monnaie royale canadienne distribue sa troisième édition de produits de collection millésimés 2008 La série de monnaie de carte et la pièce goutte de pluie en cristal
s'ajoutent aux pièces au caractère unique et des séries populaires
demeurent à l'affiche
OTTAWA, le 16 juill. /CNW Telbec/ - L'histoire et l'innovation se marient
pour produire encore une autre série exceptionnelle de pièces de collection de
la Monnaie royale canadienne (MRC) par l'émission de pièces rectangulaires en
argent pur imitant une monnaie disparue depuis longtemps : la monnaie de carte
de la Nouvelle-France. L'innovation et la créativité sont toujours au
rendez-vous avec une nouvelle pièce en argent pur sertie d'une goutte de pluie
en cristal, une nouvelle pièce de la série des effigies royales illustrant le
roi Edouard VII, ainsi qu'une pièce en or et une pièce en argent qui rendent
hommage à une autre réalisation technologique canadienne, le film IMAX,
célèbre partout dans le monde. Ce ne sont là que quelques-uns des nombreux
thèmes captivants de la dernière gamme de produits de la Monnaie.
"Alors que la Monnaie royale canadienne célèbre son centenaire et que le
Canada célèbre d'autres jalons de son histoire, dont le 400e anniversaire de
la ville de Québec, nous sommes fiers que nos produits de collection relatent
l'histoire du Canada sous de nouvelles formes fascinantes", a déclaré le
président de la Monnaie royale canadienne, M. Ian E. Bennett. "Nos artisans et
nos experts ont, encore une fois, réussi à créer des trésors exceptionnels qui
captent l'imagination tant des collectionneurs de pièces que de ceux qui
veulent offrir des cadeaux uniques un peu partout de par le monde."
Voici l'essentiel de la toute dernière gamme de produits de la Monnaie
qui sera disponible au public à partir du 23 juillet 2008 :
SERIE MONNAIE DE CARTE DE 15 $ MILLESIMEE 2008 - VALET DE COEUR
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L'époque où des rois et des reines anonymes figuraient sur la monnaie
canadienne ayant cours légal est un hasard fascinant de l'histoire canadienne.
En 1685, pour remédier à la pénurie de monnaie régulière en Nouvelle-France,
le gouvernement de l'époque fait preuve de l'ingéniosité caractéristique des
Canadiens et récupère toutes les cartes à jouer de la colonie pour y apposer
le sceau du trésorier et la signature officielle du Gouverneur et de
l'Intendant et en faire ainsi de la monnaie de carte. L'utilisation de la
monnaie de carte devait servir de remède provisoire; elle n'en resta pas moins
d'un usage courant jusqu'à la conquête britannique en 1759. La MRC ravive
cette période de grande détermination que fut celle de la monnaie de carte
avec la pièce de 15 $ en argent sterling Valet de coeur, première d'une
nouvelle série de pièces de collection rectangulaires colorées avec la tranche
plaquée en or sélectif. Seulement 25 000 de ces trésors de notre passé ont été
conçus et ciselés à partir d'une oeuvre d'art précieusement conservée par
Bibliothèque et Archives Canada. Cette pièce est proposée au prix suggéré de
89,95 $CAN.
DOLLAR EN OR PUR MILLESIME 2008 - LOUIS D'OR
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La naissance de la série de pièces de collection de la Nouvelle-France
signale la fin d'une autre série. En effet, la MRC émet le dernier de ses
dollars en or pur Louis d'or. Bon nombre de Louis d'or aux deux L n'ont pas
survécu à la traversée périlleuse de l'océan vers la Nouvelle-France mais,
selon des renseignements anecdotiques, la pièce millésimée 1721 a bel et bien
circulé à l'intérieur de la colonie. Cette reproduction fidèle d'une pièce de
conception élégante, dont le tirage est limité à 10 000 exemplaires, est
proposée au prix de 124,95 $CAN.
PIECE DE 20$ EN ARGENT PUR MILLESIMEE 2008 - GOUTTE DE PLUIE EN CRISTAL
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La toute première application combinée de couleur et de cristal sur une
pièce de monnaie de la MRC présente la feuille d'érable tant aimée du Canada
sous un jour nouveau, une goutte d'eau miroitant à sa surface. La feuille
d'érable est délicatement sertie d'éléments cristallisés Swarovski
(CRYSTALLIZED(TM) - Swarovski Elements) qui offrent un contraste magnifique
avec le vert vif de la feuille. Cette pièce en argent pur à 99,9 % a été
conçue par l'artiste ontarienne Celia Godkin. Le tirage de cette pièce en
argent est limité à 15 000 exemplaires, et la pièce est proposée au prix de
89,95 $CAN.
PIECE DE 300$ EN OR 14 CARATS - SERIE DES REALISATIONS CANADIENNES - IMAX
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L'identité du Canada repose souvent sur ses réalisations technologiques,
et l'une de ses réalisations les plus impressionnantes est l'invention du
système IMAX, la meilleure expérience cinématographique au monde. Inventé il y
a une quarantaine d'années par les Canadiens Graeme Ferguson, Roman Kroitor,
Robert Kerr et William Shaw, le système d'exploitation cinématographique géant
IMAX a révolutionné le divertissement public en créant une technologie
cinématographique qui est la seule au monde à donner à l'auditoire
l'impression qu'il fait partie intégrante du film même. Cette caractéristique
unique du système IMAX est rendue dans l'image lenticulaire colorée
représentant un spectateur émerveillé qui vit une rencontre virtuelle très
proche avec un requin grandeur nature. Cette magnifique pièce, dont le tirage
mondial est limité à 1000 exemplaires seulement, est proposée au prix de
1226,95 $CAN.
PIECE EN ARGENT STERLING MILLESIMEE 2008 - SERIE DES REALISATIONS
CANADIENNES - IMAX
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Cette pièce en argent sterling de la série des Réalisations canadiennes,
de qualité épreuve numismatique, arbore le même motif saisissant du requin et
du spectateur. Tirée à seulement 15 000 exemplaires, cette pièce en argent
sterling d'une once d'une valeur nominale de 30 $, est proposée au prix
suggéré de 84,95 $CAN.
PIECE DE 20$ EN ARGENT PUR MILLESIMEE 2008 - GRANDES LOCOMOTIVES
CANADIENNES - LA ROYAL HUDSON
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Dans un pays dont le développement a été autant tributaire du
développement du chemin de fer, une nouvelle série de pièces de collection
illustrant les plus importantes locomotives du Canada est certainement de
rigueur. La première de ces pièces rend hommage à la Royal Hudson, une
locomotive "Hudson" de type 4-6-4 (quatre roues de tête, six roues motrices et
quatre roues arrière) qui a remorqué le Train royal du roi George VI et de la
reine Elizabeth de la ville de Québec jusqu'à Vancouver lors de leur visite
royale en 1939. Cette pièce possède une caractéristique unique, le nom de la
locomotive y étant inscrit sur la tranche lisse. Le tirage de cette pièce, au
prix suggérée de 69,95 $CAN, est limité à 10 000 exemplaires pour le monde
entier.
VIGNETTES 2008 DE LA SERIE SUR LES EFFIGIES ROYALES - LE ROI EDOUARD VII
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L'émission d'une nouvelle pièce en argent sterling à l'effigie du roi
Edouard VII, le monarque qui régnait sur le Canada lorsque la Monnaie a ouvert
ses portes en 1908, est un ajout opportun aux célébrations du centenaire de la
Monnaie royale canadienne. Il s'agit de la deuxième pièce d'une série de
pièces en argent frappées en relief très prononcé avec effigies royales sur
l'avers et le revers. Les trois dernières pièces de cette série de cinq pièces
à double effigie seront ornées de l'effigie du roi George V (en 2008) ainsi
que du roi George VI et de la reine Elizabeth II (en 2009). Tous ces motifs
ont reçu l'approbation de Sa Majesté la reine Elizabeth II. D'une valeur
nominale de 15 $, cette effigie au fini mat visuellement impressionnante est
frappée sur un champ de qualité "semblable à épreuve". Cette pièce doit son
allure extraordinaire à quatre frappes individuelles et de multiples
polissages à la main. Tirée à 10 000 exemplaires, la deuxième pièce de cette
série est proposée au prix de 99,95 $CAN.
PIECE DE 25 CENTS MILLESIMEE 2008 - LE CARDINAL ROUGE
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Un cardinal rouge, de couleur éclatante, orne magnifiquement la plus
récente pièce colorée de 25 cents sur les oiseaux canadiens illustrée par
l'artiste ontarien Arnold Nogy. Cet oiseau flamboyant, dont le nom s'inspire
du costume ecclésiastique des cardinaux de l'Eglise catholique romaine,
apparaît sur une grosse pièce en acier plaqué nickel, dont le tirage mondial
est limité à 25 000 exemplaires. La pièce est proposée au prix de 24,95 $CAN.
On peut se procurer tous les produits de la Monnaie directement auprès de
la Monnaie royale canadienne par téléphone en composant, au Canada, le 1 800
267-1871, aux Etats-Unis, le 1 800 268-6468, par Internet, à l'adresse
www.monnaie.ca ou en se rendant dans l'une de ses boutiques à Ottawa ou à
Winnipeg. Ces pièces sont également disponibles par l'entremise du réseau
global de marchands et de distributeurs de la Monnaie royale canadienne.
A propos de la Monnaie royale canadienne
La Monnaie royale canadienne, qui fête son centième anniversaire en 2008,
est la société d'Etat responsable de la production et de la distribution des
pièces de circulation canadiennes. Titulaire de l'accréditation ISO 9001-2000,
la Monnaie est reconnue comme l'un des établissements monétaires les plus
importants et les plus polyvalents au monde. Elle propose toute une gamme de
produits spécialisés de très grande qualité et des services connexes à
l'échelle internationale. Pour obtenir de plus amples renseignements au sujet
de l'histoire de la Monnaie ou de ses produits et services, consultez le site
Web à l'adresse www.monnaie.ca.
Des photos et des données sur ces pièces peuvent être téléchargées à
partir du site Web de la Monnaie royale canadienne, à
ftp://communications:RCM2007@ftp.mint.ca.
Renseignements: Alexandre Reeves, Chef, Communications, (613) 949-5777, Cellulaire: (613) 884-6370, reeves@monnaie.ca July 11 2 euro franceSobre en détail, la pièce est présentée à l'occasion de la présidence française à la tête de l'Union Européenne. Cette pièce dessinée par Philippe Starck existe en 20 millions d'exemplaires. Elle est distribuée par la Banque de France, ce qui ne fait pas d'elle une rareté. Cependant des spécialistes de la numismatique considèrent que cette pièce de deux euros peut doubler en cinq ans. Que pensez-vous de la création de cette nouvelle pièce de monnaie? July 05 Autres collectionsCédric CorgnetLe Théâtre de la curiosité (XVI-XVIIe siècle). Actes du Colloque international du 8 mars 2007, Centre de Recherche V.-L. Saulnier, Paris, PUPS, coll. "Cahiers Saulnier", 2008, 214 p.
Ce recueil des actes du Colloque international du Centre de Recherche V.-L. Saulnier du 8 mai 2007 aborde l’esthétique du « théâtre de la curiosité », ses enjeux historiques, épistémologiques, sociologiques… Il faut d’emblée comprendre théâtre à la fois comme lieu d’où l’on regarde mais aussi dramaturgie, mise en scène de la curiosité, du curieux à travers sa quête du savoir qui le dramatise lui-même dans une vaste épopée du savoir qui se rêve dans son absolu come empreinte de la nature, présentation et non re-présentation. Ce lien sous-tend les divers articles de ce colloque en interrogeant le lien entre le visuel et le textuel, la notion de marge, de croisement, le monde étant un texte à lire et à donner dans son désordre même. Nous regretterons seulement l’absence d’une bibliographie générale en fin d’ouvrage/de chapitre. L’article programmatique de Franck Lestringant « Ouverture du théâtre » expose l’anatomie même de ce genre de collections de l’hétéroclite, de l’hétérogène dont la singularité ontique de chaque objet irréductible au premier abord (qu’y a-t-il de commun entre un os de baleine de Judas et le miroir de la reine de Saba ?) trouve son ordonnance et sa subsumption dans l’acte même de monstration d’un exotique sacré sous la forme d’une relique mnémonique. Il pose la question à travers l’étude de trois cabinets de curiosité du XVIe siècle (ceux des français Palissy, Thevet, celui de l’italien Aldrovandi) de leurs rapports aux livres qui les décrivent et à leurs possibles illustrations. Il commence par s’attacher à l’objet du cabinet de curiosité comme relique. Celle-ci n’est pas historiquement chrétienne, elle apparaît déjà dans l’antiquité (cf. Pline, Histoire naturelle, IX, V où Marcus Saurus rapporte les arêtes du monstre marin auquel fut exposé Andromède) : elle est transhistorique car elle a essentiellement toujours lien avec le sacré. Ce lien est double : synecdochique (inclusion : la partie pour le tout ; le crâne, le bras) et métonymique (contiguïté : le vêtement, le voile), (p.8). La Réforme va rompre « le principium unitatis » du Moyen Age qui accueillait dans ses collections les reliques païennes avec les chrétiennes : Calvin et les protestants désacralisent les objets de culte et les reliques. Mais cette profanation volontaire du sacré renforce implicitement dans « les cabinets de curiosité » de l’époque moderne leur sacralité irréductible, numineuse (cf. Rudolf Otto, Das Heilige, 1917, Le sacré, et sa théorie du numen, de la présence du sacré dans chaque objet), « une aura désormais diffuse » (p.8), le posant comme fétiche. L’objet exposé, numineux, est de l’ordre ainsi du médiumnique : « l’objet exotique est un puissant corps conducteur. » (p. 9) permettant une légitimation de celui qui rentre en son contact, le fétiche devenant preuve d’un ailleurs sacralisé comme dans le cas d’André Thevet dans sa Cosmographie universelle (1595) revêtant sa panoplie patagone lors de l’écriture de cet œuvre. S’ouvre alors un espace cosmographique : un espace de relations entre un auteur et le monde. A partir de ce point de l’exposé, Franck Lestringant, pose trois possibilités de relation entre le livre du naturaliste (les verba) qui décrit les objets du cabinet, le cabinet de curiosité lui-même (les res) et l’illustration selon leur relation d’inclusion/exclusion. Soit le cabinet de curiosité est en amont et en aval du livre (relation périphérique) : source et preuve in fine, le livre devenant quasiment explétif (c’est la cas de Palissy dans son Discours admirable de la nature des eaux et fontaines tant naturelles qu'artificielles de 1580), tuant l’illustration, icône référentielle elle-même explétive devant la réalité essentielle des res du cabinet puisque le collection se suffit quasiment à elle-même ; soit le cabinet de curiosité entretient une relation nucléaire avec le livre : les res en sont le cœur, médiatisés par l’illustration, recouvert par le texte, ce qui en augmente le prix, mais la collection n’est jamais exposée au public, interdite (c’est le cas de Thevet) ; soit, enfin, la relation n’est plus hiérarchisée mais complémentaire : res, verba et illustrations se complètent parfaitement chez l’italien Aldrovandi (De animalibus insectis libri septem, cum singulorum iconibus ad vivum expressis, 1602) puisque la collection du cabinet de curiosité est ouverte à tous les yeux, toutes les mains, renvoyant au traité et aux illustrations, sans différence ontologique entre ces différentes realia. C4est justement ce refus de différenciations qui mènera deux siècles plus tard au déclin des cabinets de curiosités : le terrain et le laboratoire ayant remplacé le cabinet de curiosité. Le deuxième article, de Thomas Hunkeler « Une épopée du Curieux pouvoir le Microcosme de Scève entre Virgile, Dante et Reisch », traite des hypotextes de Scève dans son Microcosme. « Scève, loin de simplement mettre en vers l’œuvre d’un compilateur (Reisch), soumet au contraire la mise à plat du savoir entrepris par Reisch, à un véritable redéploiement textuel redevable autant à L’Eneide qu’à la Divine Comédie. En tant qu’épopée de l’homme de savoir, le Microcosme, cet ouvrage « mal tracé » de l’avis même du poète, se donne lui-même à lire comme une expérience. Ses erreurs, ses maladresses mêmes sont les marques de l’humain ; la dynamique qui l’anime n’est autre que l’équivalent textuel du « curieux désir « de l’homme » (p. 27). Le troisième article, de Sylvie Lefèvre « L’invention de l’espace de curiosité. La marge et le cadre dans les livres manuscrits de la fin du Moyen Age et du premier XVIe siècle », examine l’espace de la marge comme « cabinet de curiosité ». En écho avec l’article de Franck Lestringant, Sylvie Lefèvre interroge la naissance de cet espace périphérique qu’est la marge comme support d’enluminures représentant des objets divers, à la manière des Wunderkammer, « chambre des merveilles » selon l’expression consacrée de Julius von Schlosser (Die Kunst- und Wunderkammern der Spätrenaissance, 1908). « L’espace du livre […] serait en effet à même de fonctionner comme une chambre, leu enveloppant, et théâtre où le lecteur-spectateur est confronté à de curieux objets du monde » (p. 32). Ainsi les livres de dévotions portent « in pictura » et non plus « in realiter » la présence des objets dévotionnels tels que les badges de pèlerinages personnalisant ainsi chaque manuscrit, jouant d’un jeu entre deux dimensions de la représentation marginale et l’effet de profondeur de l’enluminure soumise à la perspective. Les images marginales deviennent un vrai écrin pour l’enluminure et le texte qu’elles entourent : le livre devient « musée et trésor » (p.37). « Mais les marges, comme zones de frontières, permettent avant tout au lecteur d’entrer dans le livre » (p. 39) par le symbolisme même de l’objet peint dans la marge et qui la recouvre totalement en un écrin : plumes de paon dont les ocelles hyperréalistes représentent à la fois un souci naturaliste et moraliste (prudence, providence). LA mise en scène va jusqu’à la démultiplication des plans qui symbolisent la coexistence de deux mondes fanum et profanum voire plus exactement dans l’exemple du Livres d’heures de Marie de Bourgogne, f14v, la mise en scène d’une lecture de la Bible mondaine qui ouvre par une fenêtre sur la représentation de la Vierge et qui renvoie finalement dans une parfaite circularité à la circularité même du texte, à la lecture silencieuse et aux images mentales de dévotion du lecteur en une belle mise en abîme. « Le décor est [donc] culturel, avant d’être ornemental » (p. 45). La décoration marginale ne l’est donc que spatialement dans les livres d’heures et de dévotions privées : elle rentre en résonance avec les images mentales du lecteur en faisant d’elle plus que des « parerga », ornements, phénomènes étudiés par Victor Stoichita dans son Instauration du tableau. Le quatrième article d’Andreas Motsch « La collection des mœurs de Joannes Boemus ou la mise en scène du savoir ethnographique » interroge la formation parallèle au cabinet de curiosité des XVIe et XVIIe siècles d’une réflexion ethnographique à partir d’un ouvrage célèbre de cosmo(ethno)graphie en son temps de Boemus Omnium gentium mores, leges & ritus publié en 1520 et lu dans toute l’Europe. Il classe rigoureusement et systématiquement des informations ethnographiques éparpillées et diverses, les synthétise mais sans prendre en considération la découvert du continent américain. Cet article vise à la relecture de ce grand ethnographe progressivement oublié mais compilateur de génie qui vise par la lecture de son ouvrage à l’édification morale de son lecteur non sans difficulté puisqu’il expose deux reconstructions du Monde, l’une chrétienne et l’autre païenne : au lecteur de choisir son cadre de pensée interprétatif pour les mœurs sauvages tout cela en une structure essentiellement spatiale et non chronologique des données ethnographiques, présupposée fondamental de l’ethnographie : « En tant que théâtre de la curiosité le discours ethnographique émergeant chez Boemus rejoint le développement du cabinet de curiosité : tous deux sont le fruit d’un zèle collectionneur et constituent une tentative pour documenter et interpréter la variété humaine et la diversité des cultures ». (p.65) Le cinquième article de Delphine Trébosc « Ordre d’’exposition et représentation du savoir dans les collections de raretés de la renaissance française » pose le problème de la disposition spatiale de la collection comme actualisation du savoir du collectionneur à travers trois collections du XVIe siècle : celle de Laurent Catelan, de Louis Chaduc et d’Antoine Agard qui oscillent entre système topique et analogique, savoir méthodique ou non… Système d’analogie néoplatonicienne chez Catelan pour expliquer « au sens d’exposer, de déployer le lien entre le monde sublunaire et le monde céleste, la chaîne continue des êtres, bref l’ordre immuable de la Création » (p.69) ; organisation mnémotechnique chez Catelan s’inspirant du théâtre mnémotechnique de la nature de Bodin et de sa topique mémorielle (les 1293 casiers de son cabinet comprennent « tout l’univers ») pour montrer la continuité de la création ; classement typologique et disposition spatiale chez Agard selon une esthétique de la varietas et une enumeratio caotica traduisant la diversité du monde et du faire esthétique, un cabinet avant tout visuel et artistique. Le sixième article de Veronica Carpita porte sur « L’étude de La Nature et de l’art de Francesco Angeloni : fonctions d’un cabinet de curiosités à Rome dans la première moitié du XVIIe siècle ». De l’organisation cette grande collection d’objets antiques connue et appréciée dans toute l’Europe, copiée par les plus grands peintres (Poussin, Perrier, …) il nous reste un manuscrit de 60 pages, Le Dialogue comme introduction à L’Historia Angusta (1630) : deux amis décrivent le cabinet de curiosité, « studio » (étude et collection) composé de naturalia et d’artificalia. Cependant ce cabinet ne va pas de soi et il est fortement critiqué par certains contemporains qui se réfèrent à la parole biblique de Salomon (Sagesse, 7, 17-21 ; 13-15) contre la séduction de la beauté et de l’apparence des choses ; à celle de Saint Jean contre la concupiscence des yeux (Première lettre, 2,16) ; aux Confessions (X, 35,54) et à la Trinité (XIV, 1, 3) de Saint Augustin condamnant la vanité et la curiosité dangereuse. A ces attaques théologiques, Angeloni répond par la connaissance de la Nature et de l’Art comme accès à la contemplation du Créateur, en une rhétorique platonicienne digne du Banquet et luttant contre les attaques de Galilée dans ses fameuses Considérations sur le Tasse (1589) où il rabaisse la Jérusalem délivrée de ce dernier comme n’étant qu’ « un cabinet de quelques petits amateurs de curiosités ». Angeloni s’inscrit en faux contre cette accusation en reprenant la prééminence tassienne du docere sur le delectare ou plutôt la soumission du delectare pour aboutir au docere : son cabinet n’est pas vain, il ne se résume pas à un intérêt publique mais politique, en déclenchant par la contemplation des objets « un processus exégétique et cognitif de type mnémotechnique et inductif qui visait à déduire des principes généraux à partir de réalités particulières » (p. 87). Refus donc de la contemplation de la belle apparence de l’objet pour lui préférer la contemplation analogique, le pouvoir de fétiche, de lien vers une réalité métaphysique, raisonnant avec l’Idea del Theatro de Guilio Camillo et les ouvrages physiognomoniques de Della Porta. Le septième article, de Marie-Elisabeth Boutroue, pose la question de l’utilité de « faire un herbier de plantes sèches à la Renaissance » en posant des bases bibliographiques nouvelles sur un sujet défloré il y a plus d’un siècle déjà par Jean Baptiste Saint Léger. Le plus ancien herbier est celui d’Ulisse Aldrovandi de 1549. Deux problèmes se posent aux chercheurs : l’absence d’index spécialisé pour ces manuscrits et leur repérage en tant qu’herbier. L’article ensuite passe en revue les modes de fabrication d’un herbier à la Renaissance selon la dessiccation/compression de l’herbe ou bien l’impression naturelle de la plante sur la page ; sur la différence entre les herbiers secs de la renaissance et les nôtres (manque d’informations sur la date et l’origine de la cueillette, la nature du sol, le nom du collecteur, problème de la classification des plantes et de leur hiérarchie dans l’herbier…). Puis s’engage une justification de l’attribution du plus ancien herbier conservé en France réalisé par Jean Girault au XVIème siècle. Enfin est confrontée comme source complémentaire aux herbiers les récits d’herborisation. L’herbier repose « donc sur la nécessité de l’inventaire et participe donc en effet à la même logique que celle qui entraine la formation des cabines de curiosités ou celle des collections d’antiques » (p. 106). Le XVIIème connaît l’émergence des « herbiers de types » qui échantillonnent la nature : « on associe un nom retenu avec un échantillon prélevé au lieu d’associer à un spécimen collecté l’un des noms possibles dans des nomenclatures savantes préexistantes» (p.106). Il y a donc encore échange et innutrition de la nature et du livre sous le regard non d’un naturaliste mais d’un « philologue de la nature ». L’article suivant, de Grégoire Holtz traite de « L’appropriation des plantes indiennes chez les naturalistes du XVIe » grâce aux littératures viatiques qui les décrivent par les récits des voyageurs (Magellan, Vasco de Gama, Albuquerque, Duarte Barbosa, Ludovico Varthema …) ou ceux des naturalistes (Matthiole dans ses Commentaires du De Materia medica de Dioscoride). Mais « un fossé épistémologique semble éloigner les voyageurs des naturalistes. Les uns ont la compétence, mais n’ont pas accès direct aux végétaux, alors que les autres n’ont pas la culture scientifique qui leur permettrait d’en donner une description satisfaisante pour un public européen érudit » (p.113). Cette aporie est dépassée par les Colloques des simples et drogues de l’Inde du médecin portugais Garcia da Orta (1563) qui retranscrit dans cinquante-sept dialogues ses observations sur les plantes indiennes. Cet ouvrage connaît un grand succès et connaît nombre d’épigones : Christophe da Acosta et son Traité des drogues des Indes orientales (1578) qui sera alors toujours édité en postface de l’ouvrage de da Orta. L’ouvrage de da Orta est traduit en latin par Charles de l’Ecluse (1567), traduit en français par Antoine Collin en 1602. Gloses et commentaires approfondissent sans cesse donc cet ouvrage fondateur de da Orta qui se transforme génériquement : de dialogues il devient traité scientifique en rhizome. L’appropriation se fait donc tant culturellement que littérairement. Michel Jourde, quant à lui, dans son article « Mort ou vif ? Modes de conservation et connaissance des animaux à la Renaissance : le jardin, le cabinet, la volière » revisite via les suppliques du XVIIIe siècle de Bernardin de Saint Pierre et les demandes de Buffon et Daubenton la question de la prééminence de l’étude naturaliste sur un motif vivant ou mort à la Renaissance. Quid de la ménagerie et du statut de l’animal dans les collections naturalistes ? SI la tension entre la collection vivante et mort est souvent minorée à la Renaissance c’est d’abord par le fait qu’un animal vivant devient à sa mort un animal conservé dans le cabinet de curiosité : la vie au-delà de la mort. En prenant l’exemple de la volière et les traités adjacents Michel Jourde montre que ce lieu pose le problème, par son espace ambivalent, voire ambigu : « entre jardin et cabinet » (p.130), d’un double plaisir complémentaire : sensible (yeux, ouïe) et intellectuel (classification d’un microcosme ailé intelligible). L’animal à la Renaissance déborde donc le simple cabinet de curiosité, le simple docere pour aborder le delectare pur. Excès du sensible donc que l’animal mort rompt chez l’observateur pour se placer dans le plaisir de l’intellectuation. Mais « les choix théoriques (l’étude d’un groupe) engageant une pratique sociale (l’élevage et la sociabilité) qui n’efface en rein la différence entre l’animal mort et l’animal vivant et qui n’est pas dépourvue de dimension affective. » (p.138). « Montrer et cacher : scénographie de quelques collections de curiosités » de Myriam Marrache-Gouraud est un article particulièrement intéressant en tant qu’il repense le cabinet de curiosité dans sa spatialité et sa mise en scène, en une rhétorique de la séduction, en un érotisme raffiné : suggérer pour attirer, selon l’exemple fameux repris par Montaigne du voile de Poppée (II, 15) : « montrer sans tout dévoile […] de manière à aiguiser l’appétit des curieux. » (p.139). L’auteur s’intéresse à cette dialectique de l’érotique propre au discours épidictique à travers le Jardin et cabinet poétique de Paul Constant et ses rééditions de 1600 à1628. Les pièces liminaires du poète « mettent en évidence l’importance de l’ostentation et de la dissimulation dans l’amplification propre au discours d’éloge. Lorsque les collections sont vantées et présentées au public, leur aspect théâtral est systématiquement mis en valeur, au point de devenir un topos. » « Cette idée de mise en scène de la collection est exploitée […] grâce à différents pro |